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Faire place

thématique

Quels pourraient être les rituels, cérémonies modernes, protocoles de soin permettant une ré-appropriation de l'espace public ? 

À partir de quand un geste devient pathologique, cathartique ou apaisant ?

Selon le lieu et la culture dans lesquel·le·s certains gestes ou comportements s’inscrivent, ceux-ci sont considérés de façon radicalement différente. La question n'est donc pas le geste en soi, mais le regard que la société porte sur elle.

Qu’est-ce qui amène le regard à "pathologiser" un geste ?

Quelles sont les règles implicites d’un espace, qui vont alors jouer sur cette interprétation (réponse subjective bien sûr, car nous vivons les lieux différemment, aussi selon nos identités, positions, vécus sociaux.ales) ?

Le geste devient profondément culturel, politique, structurel. L’intégration ou l’exclusion de celui qui l’opère est une lunette par laquelle nous pouvons interroger le monde et notre rapport à la différence.

Dégoupillé·e·x·s explore ce point de rupture où le comportement dit “hors norme” signe la dé-socialisation de l’individu même si ce comportement permet au contraire de gérer ses émotions.

La recherche développe des rituels en milieux urbains pour questionner le geste en tant que vecteur artistique, cathartique et/ou thérapeutique. 

Pensé comme un moment de pause dans l’espace public, Faire place invite les spectateur·ices à s'approprier le cœur d’une ville ou d’un village pour une expérience ludique et immersive.

Livré apparemment à lui-même, alors qu’il semble ne rien se passer, le public finit par comprendre que les performeur·euse·s sont parmi eux, et ont déjà commencé à ouvrir un dialogue sur la santé mentale.

Cette variation s’amuse avec les frontières de la scène et du réel pour questionner ensemble l’angoisse et le stress que peut engendrer l’incertitude.

Entre jeu, expériences scientifiques et questions ouvertes, le public et les performeur·euses redessinent l’espace afin de créer une place où se mêlent nos émotions, sensations et réflexions, dans une démarche à la fois immersive et collective.

Cette variation possède un canevas qui se réécrit à la fois avec le public lors de la performance, mais également en travaillant quelques jours avec des personnes volontaires rencontrées en amont sur place, qui peuvent s’emparer de nos questions et prendre la parole pendant la performance.

Du 16 au 21 juin 2025 - carte blanche au Théâtre de la Vie pour L'Espace 51 x Dégoupillé.e.s

Le 16 mars 2025 à Lattitude 50 - Marchin

Du 14 au 17 aout 2024 au Festival d’Aurillac cour N°102 - On est arrivé·e·x·s près de chez vous 

Disponible à la tournée 

 

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